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Dans le monde, en 2015, 39 % des plus de 18 ans étaient en surpoids (IMC ≥ 25 kg/m²) dont 11 % des hommes et 15 % des femmes (603,7 millions d’adultes) obèses (IMC ≥ 30 kg/m²).

C'est aux États-Unis que l'obésité est la plus présente : plus de la moitié de la population est en surpoids. Parmi ces personnes, 35 % ont atteint le seuil d'obésité et le pays compte le taux d'obésité le plus élevé au monde pour les enfants et les jeunes adultes, avec près de 13 %.

En France, 1 personne sur 2 est en surpoids, les hommes (56,8 %) étant plus concernés que les femmes (40 %). À noter que cette prévalence augmente avec l'âge et est fortement corrélée au statut social.

Les chiffres de l'obésité en France

En France :

  • 41 % des hommes et 24 % des femmes sont en surpoids ;
  • 17 % des adultes sont obèses (hommes et femmes confondus) ;
  • 41 ,6 % des hommes et 48,5 % des femmes présentent une obésité abdominale (tour de taille ≥ 94 cm pour les hommes et ≥ 80 cm les femmes)

Entre 1997 et 2012, l'obésité en France a progressé de 76 % et le nombre de personnes touchées par l'obésité morbide ou massive a doublé. Toutefois, on a observé une stabilisation depuis.

De même, l'obésité infantile en France et dans les pays industrialisés stagne depuis une vingtaine d'années.

En moyenne, on estime que :

  • 17 % des 6-17 ans sont en surpoids ou obèses (55 % d'entre eux le reste à l'âge adulte) ;
  • 3 à 4 % des 6-17 ans sont obèses.

Il faut savoir que le surpoids à l'âge de 7 ans, de 13 ans ou à l'adolescence favorise les risques de diabète de type 2 à l'âge adulte. En revanche, une rémission du surpoids avant l’âge de 13 ans permet de retrouver un risque identique aux personnes n'ayant jamais été en surpoids. Par ailleurs, les complications somatiques graves sont très rares chez l'enfant obèse et elles ne surviennent que plus tard si aucune amélioration n'a lieu. C'est notamment le cas avec les maladies cardiaques puisque le lien entre obésité de l'enfant et facteurs de risque cardiovasculaire à l'âge adulte n'existe que si l'obésité persiste à l'âge adulte.

Notons que près de 80 % des adultes obèses ne l'étaient pas durant l'enfance et l'adolescence.

Lire l'article Ooreka

Les Français inégalement touchés

L'obésité touche inégalement les classes professionnelles. Les professionnels les plus concernés par le surpoids et l'obésité en France sont les artisans, les commerçants, les ouvriers et les agriculteurs (les personnes les moins diplômées).

Les régions françaises sont elles aussi inégalement touchées. En effet, même si toutes les régions enregistrent une hausse au niveau du surpoids et de l'obésité, le Nord (25,6 %) et la Meurthe-et-Moselle (22,9 %) sont nettement plus touchés que le reste de l'Hexagone. Paris est le département le moins touché par l'obésité, avec une prévalence de 10,7 %.

L'obésité, une pandémie mondiale

Longtemps, l'obésité était une maladie qui touchait les pays développés. Aujourd'hui, l'obésité touche en plus les pays émergents et de plus en plus de pays pauvres.

Le surpoids et l'obésité touchent :

  • 1 femme sur 2 dans les pays du Maghreb et au Moyen-Orient (l'Égypte est le pays du monde qui compte le plus d'adultes obèses avec un taux de 35 %) ;
  • 1 personne sur 3 en Amérique du Sud ;
  • 2 personnes sur 3 au Mexique.

Exceptés chez les enfants, les pays d'Asie sont les moins touchés par l'épidémie d'obésité. Seules la Chine et l'Inde enregistrent une nette progression de l'obésité et de l'obésité infantile (respectivement 15,3 et 14,4 millions d'enfants obèses).

Au niveau européen, les taux de personnes en surpoids les plus élevés concernent des pays d'Europe de l'Est : République tchèque (67,4 %), Hongrie (63,8 %) et Slovénie (61,2 %). Inversement, les taux les plus faibles se retrouvent en Suisse (30 %), au Danemark et en Autriche (39 %).

Dans le monde il y a autant de personnes touchées par la famine que de personnes obèses. Néanmoins, une étude de l'OMS indique que si les tendances observées depuis 2000 se poursuivent, les niveaux mondiaux d’obésité chez l’enfant et l’adolescent seront d’ici 2022 supérieurs à ceux de l’insuffisance pondérale modérée ou grave chez les jeunes du même âge.