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Bien dormir, c’est important pour consolider sa mémoire, faciliter l’apprentissage, permettre une reconstruction cellulaire, ou encore stimuler la sécrétion de l’hormone de croissance.

Mais dormir, c’est également important pour éviter la survenue de problèmes de santé qui peuvent s’avérer graves. L’augmentation du risque d’obésité et de diabète en sont de parfaits exemples. Zoom sur le lien entre le manque de sommeil et le développement de l’obésité.

Origines diverses de l'obésité

L’obésité est une maladie caractérisée par une accumulation excessive de graisses et ayant des effets négatifs sur la santé en générale.

Véritable problème de santé publique, l’obésité est une maladie aux origines multi-factorielles :

  • une alimentation en trop grande quantité et trop riches ;
  • une sédentarité : absence d’activité physique ;
  • un terrain génétique : il existe des gènes associés à un risque accru d’obésité.

Il faut savoir aussi que 70 % des personnes obèses ont un parent obèse. Chacun a donc une susceptibilité génétique qui lui est propre.

En plus de ces trois facteurs, qui sont les plus importants, citons également la dépression, le stress, les comportements alimentaires compulsifs, le manque de sommeil.

Manque de sommeil et obésité : quel lien ?

La privation de sommeil a tendance à :

  • diminuer la tolérance au glucose, c’est à dire la capacité de l’organisme à métaboliser le glucose ingéré dans le but de rétablir une glycémie normale ;
  • influencer la régulation de l’appétit : la leptine, hormone responsable de la diminution de la prise alimentaire quand l’estomac est plein, augmente pendant le sommeil.

Un manque de sommeil entraine donc une perturbation de la sécrétion de leptine :

  • le cerveau interprète cela comme une sensation de faim et stimule la prise alimentaire ;
  • la ghréline a l’effet inverse : elle stimule la prise alimentaire ; normalement diminuée pendant le sommeil, la concentration de ghréline est augmentée chez les personnes en dettes de sommeil ;
  • résultat : la prise alimentaire est encore une fois stimulée.

Les personnes en manque de sommeil sont moins susceptibles d’avoir une activité physique. Indirectement, le manque de sommeil diminue la dépense énergétique, augmentant ainsi le risque d’obésité.

Sommeil et obésité : un cercle vicieux

Le manque de sommeil augmente le risque d’obésité, et l’obésité affecte le sommeil :

  • L’obésité est un facteur de risque de l’apnée obstructive du sommeil : l’excès de graisse au niveau du cou gêne les voies aériennes et empêche l’air de circuler normalement.
  • Celui-ci a du mal à atteindre les poumons : l’asphyxie progressive provoque de micro-éveils.

Pour aller plus loin :